Le ciné du dimanche : Divines

A la base j’avais prévu de ne publier qu’un billet, celui spécial « narguage » (je mets entre guillemets parce que je pense que je viens d’inventer ce mot) sur les calanques.

Mais trop d’émotions artistiques les gars j’étais obligé de partager avec vous.

Il faisait beaucoup trop chaud pour sortir et trop tôt pour la plage (re narguage) j’ai donc opté pour le cinéma et mon choix s’est porté sur Divines le film de Houda Benyamina.

J’avais lu énormément de très bonnes critiques sur ce film qui a obtenu la Caméra d’Or (récompense pour un premier film) au 69eme Festival de Cannes. Puis j’ai vu aussi pas mal de tweets passer et cela a éveillé ma curiosité.

Et bien comment vous dire… La claque!  Je suis encore dans tous mes états… Et perso c’est ce que recherche quand je lis, vais au cinéma, au théâtre ou voir une expo. Ça n’arrive pas tout le temps mais quand ça arrive tu sais que tu as vécu un grand moment et que c’est un film/livre/pièce que tu n’oublieras pas.

divines

Le synopsis (je vous mets celui d’allociné je suis tellement naze en résumé c’est affligeant)!

Dans un ghetto où se côtoient trafics et religion, Dounia a soif de pouvoir et de réussite. Soutenue par Maimouna, sa meilleure amie, elle décide de suivre les traces de Rebecca, une dealeuse respectée. Sa rencontre avec Djigui, un jeune danseur troublant de sensualité, va bouleverser son quotidien.

 


Le fait que ce soit des personnages féminins qui aient « le pouvoir » ou le recherche est un angle d’approche différent de ce que l’on peut voir habituellement. Où les caïds sont toujours des hommes et que les femmes ne sont, bien souvent, que la target du mec en question. Ou un membre de sa famille.

Là pour le coup les filles ont le « grand rôle » dans la cité, du « clito » comme dirait la caïd du quartier. Elles ne sont sous la « responsabilité » d’aucun homme. Elles rêvent d’argent et de mener la grande vie et peu importe les moyens pour y arriver.
Oulaya Amamra (Dounia) et Deborah Lukumuena (Maïmouna) sont tout simplement époustouflantes. Leurs moments de complicité, leur amitié plus forte que tout, leur rage et leur tendresse aussi donne une vraie âme au film.

La rencontre de Dounia avec Djigui (Kevin Mishel) agent de sécurité et surtout danseur, qui lui a une chance inouïe, celle de pouvoir s’évader grâce sa passion apporte une respiration au film.

J’ai beaucoup aimé cette dimension artistique, la beauté des chorégraphies et de la musique, la sensualité des scènes où Djigui danse et où Dounia le regarde depuis le haut de l’échafaudage.

Là encore le film à mon sens bouscule les codes car si l’art est souvent ce qui permet de s’élever, s’évader, peut sauver, c’est la plupart du temps aux personnages féminins que l’on va offrir cette opportunité.

Je suis passé du rire aux larmes, j’ai été émue, touchée, en colère. J’ai aimé que l’aspect social n’empêche pas la magnifique dimension artistique. La bande-son est géniale et le talent des trois actrices principales est incontestable.

Bref Divines fait partie de ces films que l’on oublie pas et qui laisse leur empreinte même longtemps après les avoir vu (j’ai toujours kiffé cette formule et je rêvais de la ressortir c’est chose faite).

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